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Oui,
mon vers
croit
pouvoir,
sans se mésallier,
Prendre à
la prose
un peu de
son air
familier.
André,
c'est
vrai, je
ris
quelquefois
sur la
lyre.
Voici
pourquoi.
Tout jeune
encor, tâchant
de lire
Dans le
livre
effrayant
des forêts
et des
eaux,
J'habitais
un parc
sombre où
jasaient
des
oiseaux,
Où des
pleurs
souriaient
dans
l'oeil
bleu des
pervenches
;
Un jour
que je
songeais
seul au
milieu des
branches,
Un
bouvreuil
qui
faisait le
feuilleton
du bois
M'a dit:
-Il faut
marcher à
terre
quelquefois.
-La nature
est un peu
moqueuse
autour des
hommes ;
-O poète,
tes
chants, ou
ce
qu'ainsi
tu nommes,
-Lui
ressembleraient
mieux si
tu les dégonflais.
-Les bois
ont des
soupirs,
mais ils
ont des
sifflets.
-L'azur
luit,
quand
parfois la
gaîté le
déchire ;
L'Olympe
reste
grand en
éclatant
de rire ;
-Ne crois
pas que
l'esprit
du poëte
descend
-Lorsque
entre deux
grands
vers un
mot passe
en
dansant.
-Ce n'est
pas un
pleureur
que le
vent en démence
;
-Le flot
profond
n'est pas
un
chanteur
de romance
;
-Et la
nature, au
fond des
siècles
et des
nuits,
-Accouplant
Rabelais
à Dante
plein
d'ennuis,
-Et
l'Ugolin
sinistre
au
Grandgousier
difforme,
-Près de
l'immense
deuil
montre le
rire énorme.-
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