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Mon
enfant, mon tout petit, tu es arrivé, dans L’éblouissement
de la chair ; Et tu t’es mis à Puiser, Au Mystère de
mon corps, le suc de mon Sang. Puis Tu es Sorti de moi,
douleurs D’entrailles, Sueurs D’angoisses. Tu es
sorti, Comme un oiseau De sa Coquille, et je t’ai Nourri De mon lait. . . Maintenant, mon petit enfant,
Mon bébé,
je te Regarde dormir, fleur charnelle à Peine Ouverte sur
La vie, mais à jamais enracinée Au secret de Mes Fibres.
Je te regarde dormir, et Mon coeur déborde De tendresse.
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